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Radiographie n°006Par copio

World et dette publique euro : diversifier sans garantie

Ce portefeuille · CTO+9,29 %
1 an · EUR
Actions60 %
  • iShares Core MSCI World UCITS ETF USD (Acc)Actions monde · IWDAIE00B4L5Y983
Obligations40 %
  • iShares Core € Govt Bond UCITS ETF EUR (Dist)Obligations d’État euro · IEGAIE00B4WXJJ64
Données et calcul

La largeur angulaire représente le poids de la ligne. Les carreaux montent vers l’extérieur en cas de gain et vers l’intérieur en cas de perte, sur une même échelle. Le trait marque zéro ; les très petits mouvements gardent une épaisseur minimale visible. Les rendements sont ceux du rejeu annualisé sur un an du vérificateur, en EUR nominaux, sur cours ajustés et grille hebdomadaire du moteur. Les poids sont constants ; il ne s’agit pas du rendement d’un compte personnel. Les frais des fonds sont inclus, la fiscalité et l’inflation exclues. Les rendements passés ne prédisent pas les rendements futurs.

- .

copio
C
Frais
A
Hypothèse à long terme
C
Efficacité
D
Crises
B
Diversification
B
copio
La fiche du vérificateur

Ce portefeuille associe la croissance des entreprises à des créances sur les États de la zone euro. Sa simplicité et ses frais faibles sont des atouts. La poche obligataire apporte une exposition différente, mais reste sensible aux taux et aux émetteurs souverains. Elle peut perdre de la valeur au moment où les actions reculent : son rôle d’amortisseur exige donc plus qu’une étiquette obligataire.

Le compte-titres associe 60 % d’IWDA à 40 % d’IEGA. Le premier investit dans les actions des marchés développés ; le second dans des obligations d’État de la zone euro de qualité investissement. Les fiches de l’émetteur décrivent des fonds physiques, avec optimisation pour le World et échantillonnage pour les obligations. [1][2]

Le point décisif est la fonction donnée à IEGA : diversifier une épargne de long terme ou fournir du capital à une date proche. Une poche de dette négociable ne répond pas à ces besoins de la même manière qu’une réserve stable.

Frais : un avantage réel, sans neutraliser le risque

Les frais récurrents de 0,15 % par an donnent A. L’allocation obtient à faible coût ses expositions aux actions et aux obligations souveraines ; des frais courants élevés n’expliquent donc pas principalement sa faible efficacité historique. Des frais bas préservent le rendement de chaque poche, sans compenser une baisse des prix obligataires ou une mauvaise rémunération des risques pris.

Ce portefeuille · 0,15 %
Rendement sur douze mois, frais déduits
Ce portefeuille
9,29 %
MSCI World
18,85 %
Frais des fonds et contrats, hors courtage, spreads et fiscalité. La comparaison de rendement fournit un contexte ; elle n’isole pas l’effet des frais.Calcul copio · · Méthode ↗

Cette lecture ne couvre pas la fiscalité personnelle, les commissions de courtage ni les écarts entre prix acheteur et vendeur. Les distributions de la part obligataire peuvent aussi modifier les flux à réinvestir ; la part World capitalise ses revenus. [1][2]

Long terme : un compromis qui reste sous la frontière

La poche obligataire de 40 % remplace une partie de la croissance des actions supposée par le modèle par un rendement attendu et une volatilité plus faibles. L’écart de croissance composée avec l’optimum est de -1,74 points de % par an, pour une note C. Une partie de cet écart traduit le choix de porter moins de risque actions. La référence maximise la croissance sans imposer le même risque : tout l’écart ne représente donc pas une amélioration accessible par un remplacement comparable.

Le portefeuille sur la frontière efficienteCe portefeuille: Croissance attendue 6,08 %, Volatilité 10,18 %. Optimum de croissance du modèle: 7,82 %, 15,25 %.Croissance attendue / an0 %2 %4 %6 %8 %10 %0 %5 %10 %15 %20 %Volatilité / an
Frontière efficiente
Portefeuille et optimum du modèle
Portefeuille et optimum du modèleCroissance attendueVolatilité
Ce portefeuille6,08 %10,18 %
Optimum de croissance du modèle7,82 %15,25 %
Croissance nominale attendue en EUR selon les CMA copio. La courbe couvre des classes d’actifs négociables, dont des placements hors PEA. L’optimum est une allocation théorique, pas un produit ni une prévision.Copio Capital Market Assumptions 2026 Q4 · 19 octobre 2026Calcul copio · · Méthode ↗

La frontière capturée représente les possibilités de l’univers négociable sous les hypothèses de long terme de la maison. Le point du portefeuille se situe sous cette courbe : le modèle trouve d’autres assemblages offrant davantage de croissance attendue à volatilité voisine. Cette comparaison dépend des expositions disponibles et de leurs contraintes ; elle ne désigne pas une transaction adaptée à l’investisseur et ne prévoit pas de correction imminente.

Historique : moins efficace à risque égal sur cette période

Le rejeu produit 7,39 % par an en euros du 22 octobre 2016 au 22 octobre 2026, contre 8,47 % pour le World et le monétaire au même risque mesuré. Le retard de -1,07 points de % par an donne D. L’ajustement du risque tient déjà compte de la moindre volatilité recherchée en réduisant les actions. Le déficit restant signale donc une faible rémunération du risque mesuré sur cette période, au-delà de la simple baisse du rendement brut liée à une moindre détention d’actions.

Rendement annualisé · EUR · nominal
Ce portefeuille7,39 %
Référence à risque égal8,47 %
22 octobre 2016 - 22 octobre 2026. 0 % de l’historique complété par des séries de classes d’actifs. Allocation rejouée à poids constants, sans flux personnels. La référence théorique World / monétaire peut recourir au levier. Les rendements passés ne prédisent pas les rendements futurs.Calcul copio · · Méthode ↗

La part d’historique complétée par séries de classe est de 0 % et la part exclue de 0 %. Le replay à poids constants diffère d’un compte réel avec distributions, versements et arbitrages. La sensibilité aux taux de la poche obligataire aide à comprendre pourquoi réduire les actions ne produit pas mécaniquement une meilleure efficacité. La fiche IEGA rappelle que les variations de taux ont un impact important sur les titres de dette. [2]

Cinq ans d’actions américaines

5 ans · EUR
Technologie américaine164,25 %
S&P 50085,44 %
S&P 500 équipondéré52,01 %
Données et calcul

Rendements cumulés sur cinq ans en EUR nominaux, calculés depuis les historiques de cours ajustés du vérificateur sur une période commune, sans substitution par une classe d’actifs. IUIT suit le secteur technologique du S&P 500 ; IUSA suit le S&P 500 pondéré par capitalisation ; SP5E suit sa version équipondérée. La technologie est un sous-ensemble sectoriel et les deux portefeuilles S&P 500 se recoupent. L’équipondération réduit l’influence des plus grandes sociétés, sans représenter le marché hors technologie. Ces rendements de fonds montrent des écarts de performance, pas la contribution de chaque société à ce portefeuille. Les frais et les rééquilibrages des indices diffèrent. Les rendements passés ne prédisent pas les rendements futurs.

Capture du vérificateur
InstrumentRendement
IUITIE00B3WJKG14164,25 %
IUSAIE003144206885,44 %
SP5EIE00BLNMYC9052,01 %

Crises : les obligations ne couvrent pas tous les chocs

Le B vient d’une perte simulée de -22,88 %. La moindre part d’actions explique l’essentiel de l’amortissement ; la poche obligataire perd elle aussi de la valeur avec la sensibilité au choc américain retenue par le modèle. Dans ce scénario, elle réduit les dommages en remplaçant une partie des actions, sans produire un gain qui compense les actions restantes. L’étiquette obligataire ne suffit pas à établir une couverture.

Baisse du sommet au creux
Ce portefeuille-15 % →
S&P 500-16,7 % →
Rejeu d’une crise: La remontée des tauxBaisse du sommet au creux. Ce portefeuille: -15 %. S&P 500: -16,7 %. EUR · Base 100.8090100110120déc. 21déc. 22déc. 23
EUR · Base 100
99,2110,8
Données et méthode

Le graphique rejoue les poids actuels du portefeuille sur les cours ajustés hebdomadaires du vérificateur, en EUR nominaux. Les deux lignes partent de 100 à la même date. La courbe S&P 500 utilise l’ETF de référence des actions américaines du vérificateur, distributions incluses. Le portefeuille retrouve ses poids constants sur la grille hebdomadaire du moteur. Ce n’est pas l’historique d’un compte personnel. Les frais des fonds sont inclus ; fiscalité, inflation et frais de transaction sont exclus. Des observations hebdomadaires peuvent manquer une perte quotidienne ou intrajournalière plus forte. Le retour au sommet est la première observation hebdomadaire retrouvant le sommet précédant la plus forte baisse, dans la période affichée.

La note de crise utilise un autre calcul : le choc modélisé de 40 % sur les actions américaines. Ce rejeu historique ne détermine ni ne modifie cette note et ne constitue pas une prévision.

Ce portefeuille
Pas de retour au 29 décembre 2023
S&P 500
Retour au sommet précédent: 19 août 2022

Seuls les épisodes entièrement couverts par l’historique capturé, avec une baisse du S&P 500 d’au moins 10 %, sont retenus. L’épisode choisi présente la plus forte baisse du portefeuille rapportée à celle du S&P 500. Il montre où le portefeuille a le moins amorti le recul parmi les épisodes testés ; ce n’est pas forcément sa plus forte perte absolue ni la pire crise depuis 1998. Le tableau présente chaque comparaison admissible.

Choix de l’épisode
Rejeu d’une criseCe portefeuilleS&P 500
Repli des actions-7,8 %-13,2 %
Covid-19-19,2 %-28,7 %
La remontée des taux-15 %-16,7 %
Le choc des droits de douane-12 %-20,6 %
Observations hebdomadaires · EUR · Base 100
Date du rejeuCe portefeuilleS&P 500
100100
101,4103
101102,6
101,8104,2
101,8105,6
100,5102,8
99,7101,2
98,398,5
97,397,4
96,597,6
96,898,1
95,895,9
96,196,7
96,998,1
95,197
97,3100,1
97,9102,7
97,9102,5
97,8103,6
96,8102,6
95,4100,5
95,2100,3
9397,5
93,196,7
90,891,9
93,296,5
92,296
89,793
86,687,9
8992,2
88,991,2
91,596,4
91,595,9
92,797,5
95,2100,8
95,5101,7
96,4104
96,3105,7
94,9103,5
92,7100,6
92,8101,7
90,596,7
89,195,5
87,594,1
88,294,5
8793,6
87,295
89,797,8
88,794,8
90,196,6
90,496,5
91,597,7
91,697,3
90,395
87,791,6
87,191,1
86,590,5
88,292,2
89,192,8
88,991,7
9094,6
91,797,5
90,896,6
90,496,1
89,494,9
89,795,9
88,993,4
89,193,2
8992,8
90,295,2
90,494,9
90,195,3
89,995,3
90,295,4
90,294,9
9196,2
91,698,3
91,699,5
93,2101,3
92,9101,6
93,7103
93101,6
93,9103,5
92,5102,5
93,2102,3
94,1104,1
95,2105,8
94104,4
93,3103,5
92,3102,2
93,4103,7
95106,6
94,7106,4
95106,7
93,5104,2
93104
92,1103,2
93,6105,4
91,4102,1
90,699,9
93,2103,9
93,4104,7
94,7105,8
94,8106,5
96,2107,7
97,5109,2
99,1110,7
99,1110,6
99,2110,8

La duration effective d’IEGA est de 6,68 ans dans la fiche produit. Elle mesure sa sensibilité aux rendements obligataires : une hausse de ces rendements fait baisser le prix des titres existants. Les coupons ne neutralisent pas immédiatement cette perte de valeur. La part EUR a ainsi perdu -18,52 % en 2022, revenus bruts réinvestis. Cet épisode illustre le risque du fonds, sans constituer un stress calculé pour le portefeuille entier. [2]

Une détente des taux peut soutenir les obligations, tandis qu’un choc inflationniste peut peser sur les actions et la dette simultanément. La résilience varie selon la cause de la crise. L’horizon des dépenses influence aussi les conséquences d’une perte lorsque le capital est nécessaire avant la reprise des cours.

Diversification : des moteurs différents, une dépendance persistante

Corrélations attendues entre classes
Classes attenduesMondeObligations d’État euro
Monde1,000,22
Obligations d’État euro0,221,00
Corrélations des fonds · douze mois
Corrélations des fonds · douze mois
Ce portefeuilleIWDAIEGA
IWDA1,000,41
IEGA0,411,00
52 observations hebdomadaires. Cours arrêtés au 22 octobre 2026. Chaque instrument utilise son propre historique de cours.
Corrélations prospectives selon les CMA copio, pas une probabilité de baisse simultanée. Les relations peuvent changer en période de crise.Calcul copio · · Méthode ↗

La matrice prospective donne une corrélation de 0,22 entre classes actions mondiales et obligations d’État euro. La matrice observée porte, elle, sur les rendements des fonds pendant l’année terminant à la dernière date de cours. Une corrélation positive signifie qu’ils ont parfois évolué ensemble ; une valeur inférieure à l’unité laisse néanmoins un bénéfice de diversification. Ces mesures ont des horizons et des objets distincts, et ne prouvent pas une protection pendant chaque crise.

À la différence d’une réserve rémunérée au niveau de la référence monétaire, les obligations souveraines contribuent à la croissance attendue au-delà de cette référence. Une partie subsiste lorsque le modèle arrête le moteur actions dominant, ce qui soutient B. Les 2 sources de croissance correspondent donc à des contributions économiques différentes, même si les actions fournissent encore l’essentiel de la croissance attendue. Cette diversification favorable peut coexister avec une faible efficacité historique : les relations prospectives et la période de rendement réalisée sont des preuves différentes.

Au 30 septembre 2026, la France représente 23,69 % et l’Italie 21,47 % des positions du fonds obligataire. Ce sont les poids du fonds IEGA, pas ceux du portefeuille total ni une composition attribuée à son indice. La poche réduit la dépendance aux entreprises mais concentre le risque de crédit souverain dans une même région monétaire. [2]

Pistes de réflexion

La note globale C combine des frais faibles et une certaine diversification avec une efficacité historique insuffisante. Son B en crise reflète surtout une moindre exposition aux actions, tandis que les obligations ajoutent un risque de taux. La résilience apportée par cette poche dépend de son rôle, de l’horizon des dépenses et de son comportement lors de chocs d’inflation et de taux, au-delà des seuls krachs actions.

  1. La fonction de la poche obligataire

    IEGA sert-il à diversifier une épargne de long terme ou à financer des dépenses à une date connue ? Sa duration et sa perte passée rendent le moment de la vente important. Le rééquilibrage comporte aussi un compromis entre rétablir les poids et préserver du capital pour ces dépenses. [2]

  2. Les différentes causes de crise

    Comment le portefeuille pourrait-il réagir à une hausse des rendements obligataires ou des écarts de crédit souverain, plutôt qu’à une baisse des seules actions ? D’autres placements du ménage peuvent partager ou compenser ces risques. Leurs coûts et contraintes influencent la comparaison.

  3. L’exposition aux États de la zone euro

    Quelle exposition aux principaux émetteurs souverains d’IEGA existe déjà ailleurs dans le patrimoine ? Un autre nom de fonds peut porter les mêmes risques de taux ou d’émetteur. La question de savoir si une exposition modifie ces dépendances est distincte du nombre de lignes. [2]

Autres portefeuilles

Méthode et limites

Calcul du 23 octobre 2026, moteur portfolio-score-v10. Historique du 22 octobre 2016 au 22 octobre 2026, nominal en euros, à poids constants, sans flux ni fiscalité personnelle. Exclusions : 0 % ; historique complété par séries de classe : 0 %. Le moteur signale néanmoins un historique sous-jacent incomplet et une composition économique manquante. Ces alertes limitent la transparence malgré la couverture finale. Le texte du score indique Copio CMA sans millésime ; les métadonnées de la frontière précisent Copio Capital Market Assumptions 2026 Q4, publiée le dix-neuf octobre de l’année du calcul. Hypothèses, compositions et cours ont des dates distinctes. La frontière est prospective ; aucun rendement passé ni scénario ne garantit un résultat futur.

Baisse estimée face à un choc de -40 % sur les actions américaines. Les rendements historiques présentés sont annualisés, en euros, selon le calcul du vérificateur.

La méthode d’analyse copio ↗

Sources

  1. iShares Core MSCI World UCITS ETF : fiche de septembre ↗Date de référence:

    Positions du fonds à fin septembre ; données produit au 5 octobre 2026. Réplication physique optimisée ; ces positions ne sont pas celles de l’indice.

  2. iShares Core Euro Govt Bond UCITS ETF : fiche de septembre ↗Date de référence:

    Composition et rendements en valeur liquidative du fonds à fin septembre ; duration et données produit au 5 octobre 2026. Part EUR distribuante, réplication physique par échantillonnage.