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Radiographie n°003Par copio

World, S&P et Nasdaq : trois ETF, les mêmes moteurs

Ce portefeuille · PEA+20 %
1 an · EUR
Actions100 %
  • iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETFActions monde · WPEAIE0002XZSHO1
  • Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF AccGrandes sociétés US · PE500FR0013412285
  • Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF AccActions Nasdaq-100 · PUSTFR0011871110
Données et calcul

La largeur angulaire représente le poids de la ligne. Les carreaux montent vers l’extérieur en cas de gain et vers l’intérieur en cas de perte, sur une même échelle. Le trait marque zéro ; les très petits mouvements gardent une épaisseur minimale visible. Les rendements sont ceux du rejeu annualisé sur un an du vérificateur, en EUR nominaux, sur cours ajustés et grille hebdomadaire du moteur. Les poids sont constants ; il ne s’agit pas du rendement d’un compte personnel. Les frais des fonds sont inclus, la fiscalité et l’inflation exclues. Les rendements passés ne prédisent pas les rendements futurs.

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copio
C
Frais
B
Hypothèse à long terme
B
Efficacité
B
Crises
D
Diversification
D
copio
La fiche du vérificateur

Ces trois ETF donnent une impression de diversification parce qu’ils portent des noms différents. Ils renforcent pourtant des entreprises et des risques déjà présents dans le World. La combinaison a bien fonctionné sur la fenêtre historique étudiée ; elle reste un choix concentré sur les grandes actions américaines, particulièrement la technologie, sans protection dédiée contre un krach.

La répartition étudiée place 34 % en World, 33 % en S&P et 33 % en Nasdaq. Elle utilise les fonds WPEA, Amundi PEA S&P et Amundi PEA Nasdaq identifiés dans la composition. Les fonds partagent des expositions ; leurs poids combinés déterminent donc la concentration du portefeuille.

Le Nasdaq sélectionne de grandes entreprises non financières cotées sur son marché, avec une pondération par capitalisation modifiée. Il n’est donc ni une nouvelle région du monde ni un indice couvrant toutes les activités. L’ajouter au World exprime un choix de concentration. [3]

Frais : des véhicules peu coûteux, une complexité à justifier

Le coût récurrent pondéré de 0,25 % par an donne B. Les fonds indiciels rendent la mise en œuvre peu coûteuse, mais plusieurs frais modestes ne créent pas plusieurs moteurs de rendement distincts. Les surpondérations américaines et Nasdaq ajoutent des coûts et du rééquilibrage à une exposition dont de nombreuses entreprises sont déjà présentes dans le World.

En revanche, trois lignes imposent de décider leurs poids et de les rééquilibrer. Elles peuvent entraîner davantage d’ordres et de suivi. Ce travail se justifie si les surpondérations sont voulues ; il apporte peu si l’objectif était simplement d’être largement exposé aux actions mondiales. Les frais ne révèlent pas les doublons économiques.

Hypothèse à long terme : une conviction, pas trois paris indépendants

L’ajout d’expositions américaines et Nasdaq laisse l’écart de croissance attendue à -0,8 points de % par an, pour une note B. Le modèle traite largement ces poches dans la même classe d’actions américaines ; il ne prolonge pas la surperformance récente du Nasdaq sous forme de prime distincte. Les fonds qui se recoupent apportent donc peu de variété pour combiner croissance et maîtrise des fluctuations.

L’argument favorable est l’exposition à de grandes entreprises rentables capables d’investir et d’innover. Sa contrepartie est le prix payé pour ces perspectives. Si les bénéfices progressent moins vite qu’attendu, ou si les investisseurs exigent une valorisation plus basse, une entreprise solide peut subir une forte baisse boursière.

Cette allocation exprime un pari américain et technologique plus marqué que le World seul. Elle peut donc connaître une sous-performance prolongée lorsque ces expositions sont en retrait. La note apporte peu d’éléments pour présenter les fonds supplémentaires comme une amélioration de la diversification.

Efficacité : un avantage passé qui mérite son contexte

Le rejeu produit 15,73 % par an en euros du 22 octobre 2016 au 22 octobre 2026, contre 13,66 % pour la référence au même risque mesuré. L’avantage de +2,08 points de % par an donne B. Il subsiste après ajustement du risque et dépasse donc le simple supplément de rendement brut qu’une plus forte volatilité pourrait procurer. La capture ne décompose pas cet avantage fonds par fonds.

Rendement annualisé · EUR · nominal
Ce portefeuille15,73 %
Référence à risque égal13,66 %
22 octobre 2016 - 22 octobre 2026. 33,87 % de l’historique complété par des séries de classes d’actifs. Allocation rejouée à poids constants, sans flux personnels. La référence théorique World / monétaire peut recourir au levier. Les rendements passés ne prédisent pas les rendements futurs.Calcul copio · · Méthode ↗

Ce constat est un point fort historique, pas une justification automatique des poids futurs. La fenêtre capture une période favorable à ces expositions. De plus, 33,87 % de l’historique est complété par des séries de classe ; il ne s’agit pas uniquement de cours observés sur toute la durée pour chaque ETF.

La référence ajuste l’exposition au World au risque mesuré, quitte à utiliser du levier théorique quand ce risque dépasse celui du World. Elle ne reproduit pas tous les risques de concentration ni toutes les trajectoires possibles en crise, et n’est pas un produit directement achetable. Une surperformance annualisée ne dit pas combien de temps une allocation peut rester en baisse ou en retard.

Cinq ans d’actions américaines

5 ans · EUR
Technologie américaine164,25 %
S&P 50085,44 %
S&P 500 équipondéré52,01 %
Données et calcul

Rendements cumulés sur cinq ans en EUR nominaux, calculés depuis les historiques de cours ajustés du vérificateur sur une période commune, sans substitution par une classe d’actifs. IUIT suit le secteur technologique du S&P 500 ; IUSA suit le S&P 500 pondéré par capitalisation ; SP5E suit sa version équipondérée. La technologie est un sous-ensemble sectoriel et les deux portefeuilles S&P 500 se recoupent. L’équipondération réduit l’influence des plus grandes sociétés, sans représenter le marché hors technologie. Ces rendements de fonds montrent des écarts de performance, pas la contribution de chaque société à ce portefeuille. Les frais et les rééquilibrages des indices diffèrent. Les rendements passés ne prédisent pas les rendements futurs.

Capture du vérificateur
InstrumentRendement
IUITIE00B3WJKG14164,25 %
IUSAIE003144206885,44 %
SP5EIE00BLNMYC9052,01 %

Crises : les trois lignes transmettent le même choc

Les poches américaine et Nasdaq entrent toutes deux dans la classe du choc sur les actions américaines, auquel le World reste lui aussi très sensible. La perte estimée de -38,78 % approche donc celle de la référence américaine et donne D. Répartir autrement le capital entre ces trois ETF laisse le portefeuille exposé à un mécanisme de perte très proche.

La remontée des taux · 2022-2023

Reconstitution historique
Baisse du sommet au creux
Ce portefeuille-19,4 % →
S&P 500-16,7 % →
Rejeu d’une crise: La remontée des tauxBaisse du sommet au creux. Ce portefeuille: -19,4 %. S&P 500: -16,7 %. EUR · Base 100.8090100110120déc. 21déc. 22déc. 23
EUR · Base 100
109,7110,8
Données et méthode

Le graphique rejoue les poids actuels du portefeuille sur les cours ajustés hebdomadaires du vérificateur, en EUR nominaux. Les deux lignes partent de 100 à la même date. La courbe S&P 500 utilise l’ETF de référence des actions américaines du vérificateur, distributions incluses. Le portefeuille retrouve ses poids constants sur la grille hebdomadaire du moteur. Ce n’est pas l’historique d’un compte personnel. Les frais des fonds sont inclus ; fiscalité, inflation et frais de transaction sont exclus. Des observations hebdomadaires peuvent manquer une perte quotidienne ou intrajournalière plus forte. Le retour au sommet est la première observation hebdomadaire retrouvant le sommet précédant la plus forte baisse, dans la période affichée.

La note de crise utilise un autre calcul : le choc modélisé de 40 % sur les actions américaines. Ce rejeu historique ne détermine ni ne modifie cette note et ne constitue pas une prévision.

Ce portefeuille
Retour au sommet précédent: 28 juillet 2023
S&P 500
Retour au sommet précédent: 19 août 2022

Pour les fonds ci-dessous, le vérificateur utilise l’historique de leur classe d’actifs avant le début de leurs propres cours. Cette partie de la courbe est une reconstitution, pas un rendement observé de l’ETF.

Historique de classe avant les cours disponibles du fonds
FondsDébut de l’historique du fonds
iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETF2 avril 2024

Seuls les épisodes entièrement couverts par l’historique capturé, avec une baisse du S&P 500 d’au moins 10 %, sont retenus. L’épisode choisi présente la plus forte baisse du portefeuille rapportée à celle du S&P 500. Il montre où le portefeuille a le moins amorti le recul parmi les épisodes testés ; ce n’est pas forcément sa plus forte perte absolue ni la pire crise depuis 1998. Le tableau présente chaque comparaison admissible.

Choix de l’épisode
Rejeu d’une criseCe portefeuilleS&P 500
Repli des actions-14,4 %-13,2 %
Covid-19-27,3 %-28,7 %
La remontée des taux-19,4 %-16,7 %
Le choc des droits de douane-20,7 %-20,6 %
Observations hebdomadaires · EUR · Base 100
Date du rejeuCe portefeuilleS&P 500
100100
102,9103
102102,6
104,1104,2
104,7105,6
101,5102,8
100,1101,2
97,298,5
95,597,4
95,597,6
96,398,1
93,995,9
94,796,7
95,398,1
93,797
97,5100,1
100,1102,7
100,3102,5
100,5103,6
99,3102,6
96,8100,5
96,6100,3
93,697,5
92,596,7
88,191,9
92,496,5
9296
88,993
84,487,9
88,392,2
86,991,2
92,696,4
91,795,9
93,797,5
96,7100,8
98,2101,7
100,1104
101,1105,7
98,8103,5
95,9100,6
96,8101,7
9296,7
90,895,5
89,694,1
89,594,5
88,393,6
89,795
91,897,8
88,694,8
9196,6
90,996,5
91,997,7
91,897,3
89,795
86,391,6
85,391,1
84,490,5
86,192,2
87,392,8
86,991,7
90,294,6
93,697,5
92,196,6
91,996,1
90,694,9
91,895,9
89,993,4
90,593,2
90,592,8
92,895,2
92,194,9
92,595,3
92,595,3
92,795,4
92,694,9
94,196,2
96,698,3
98,499,5
100,2101,3
100,3101,6
102,1103
100,5101,6
102,2103,5
101,3102,5
101,7102,3
102,8104,1
104,8105,8
103104,4
101,7103,5
100,1102,2
101,8103,7
105,2106,6
105106,4
105,2106,7
102,7104,2
102,8104
102,3103,2
104,4105,4
100,8102,1
98,899,9
102,9103,9
104,1104,7
105,3105,8
106106,5
107107,7
108,5109,2
110,2110,7
110,2110,6
109,7110,8

Le modèle applique à la poche Nasdaq une sensibilité commune aux actions américaines. Il n’ajoute pas de choc distinct sur les dépenses en puces ou les valorisations technologiques. Le résultat peut donc sous-estimer les conséquences d’un choc visant précisément le thème dominant du portefeuille et ne doit pas être lu comme une perte maximale.

Un poids plus élevé du Nasdaq renforce cette exposition commune dans le portefeuille. Un poids cible ou une règle de rééquilibrage décrit son maintien ; ni l’un ni l’autre ne produit un gain compensant les pertes des actions. Les dépenses prévues et les actifs détenus ailleurs influencent aussi les conséquences d’une baisse.

Diversification : des expositions communes

Au 30 septembre 2026, Nvidia pèse 5,81 % du MSCI World. Au 30 septembre 2026, elle représente 8,36 % du Nasdaq. Apple et Microsoft figurent aussi parmi les premières positions des deux indices. Le chevauchement existe donc déjà entre ces deux lignes, avant même d’ajouter le S&P. [1][2]

MSCI WorldNasdaq-100
Nvidia
MSCI World5,81 %
Nasdaq-1008,36 %
Apple
MSCI World5,41 %
Nasdaq-1007,38 %
Microsoft
MSCI World4 %
Nasdaq-1005,78 %
Poids dans chaque indice, pas dans l’ensemble de ce portefeuille. Ces trois entreprises illustrent des doublons sans les mesurer tous.Source: MSCI World Index : fiche de composition, · Nasdaq-100 : composition et méthodologie,

La technologie représente 68,01 % du Nasdaq selon sa classification ICB. Ce poids décrit une forte spécialisation, mais il ne se compare pas directement au secteur informatique du MSCI World, qui utilise une autre classification. Un calcul précis des doublons doit rapprocher les entreprises et leurs poids à la même date. [2]

Le moteur regroupe les fonds en 1 source de croissance et ne conserve aucune croissance attendue au-delà du monétaire lorsque ce moteur s’arrête. Son D accorde encore un bénéfice au cœur indiciel large, mais le mélange sectoriel concentré reçoit moins de crédit que le World seul. La composition détaillée du fonds S&P manque et cette poche utilise sa catégorie d’actifs. La note étaye un constat de concentration ; la capture ne permet pas de chiffrer précisément le recoupement cumulé des entreprises.

Une ligne supplémentaire modifie la diversification par son effet sur les moteurs de rendement. Des actions d’autres régions peuvent réduire une concentration géographique sans amortir une crise mondiale. Une réserve monétaire réduit le capital exposé ; d’autres familles d’actifs ont encore d’autres risques. Le nombre d’ETF seul ne décrit pas ces différences.

La note globale C combine une mise en œuvre peu coûteuse et une efficacité historique favorable avec une faible résistance aux crises et des moteurs de rendement qui se recoupent. La performance passée montre que le pari a fonctionné sur cette période. Elle ne réduit pas l’exposition au même pari. Restent deux questions : ces expositions communes sont-elles voulues, et quelle part d’une baisse générale des actions le patrimoine pourrait-il absorber ?

Autres portefeuilles

Méthode et limites

Calcul copio du 23 octobre 2026, moteur portfolio-score-v10. Les hypothèses prospectives actives sont identifiées comme « Copio CMA », sans millésime dans la capture. Les cours, les compositions et les hypothèses ne sont pas datés de la même manière. Les résultats décrivent une répartition type, sans versements ni fiscalité personnelle. Aucune ligne n’est exclue de la comparaison historique ; la part d’historique complétée par des séries de classe est de 33,87 %. Les compositions du World et du Nasdaq utilisent des fonds physiques du même indice. La ligne S&P est traitée par catégorie faute de composition détaillée ; aucun taux global de chevauchement n’est déduit de cette capture.

Baisse estimée face à un choc de -40 % sur les actions américaines. Les rendements historiques présentés sont annualisés, en euros, selon le calcul du vérificateur.

La méthode d’analyse copio ↗

Sources

  1. MSCI World Index : fiche de composition ↗Date de référence:

    Poids des pays, secteurs et entreprises de l’indice. Ces données décrivent l’exposition économique, pas le panier juridique d’un ETF synthétique.

  2. Nasdaq-100 : composition et méthodologie ↗Date de référence:

    Composition en fin de mois. La classification sectorielle ICB de Nasdaq diffère de la classification GICS utilisée par MSCI ; les poids sectoriels ne sont pas directement comparables.

  3. Nasdaq-100 : règles de construction de l’indice ↗Date de référence:

    Document consulté à cette date. Sélection des grandes entreprises non financières cotées au Nasdaq et pondération par capitalisation modifiée.