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Allocation des investissements

Protéger son PEA d'un krach boursier : ce que le PEA permet et ce qu'il interdit


Au 3 novembre 2026, un PEA ne peut contenir ni options put, ni or, ni obligations : à l'intérieur, les seuls amortisseurs sont des liquidités qui ne rapportent rien et quelques ETF éligibles, monétaires ou inverses, qui ont leurs propres coûts. Un PEA 100 % MSCI World investi au sommet de juin 2007 a perdu 53,4 % jusqu'en mars 2009, et n'a retrouvé son niveau qu'en février 2013 (calcul copio sur l'indice MSCI).

Cet article recense ce que le droit autorise dans le PEA, ce qu'il coûte de retirer ou de garder des liquidités pendant une baisse, et ce qui doit se loger à côté.

Ce qu'il faut retenir

  1. Les liquidités du PEA ont un coût d'attente mesurable. Dans notre scénario de fin 2000 à octobre 2026, 10 % de liquidités non rémunérées réduisent le capital final de 71 543 € pour 100 000 € de départ, et la perte maximale de 3,8 points, de 49,1 % à 45,3 %.
  2. Vendre dans le plan et retirer du plan ont des conséquences différentes. Le produit d'une vente reste dans le compte espèces ; un retrait avant cinq ans peut entraîner clôture et fiscalité, sauf exception. Reliez les dépenses prévues à la date de votre premier versement.
  3. Un ETF inverse ne constitue pas une protection permanente du PEA. L'exemple éligible vise le CAC 40 au jour le jour, avec un résultat qui dépend du chemin suivi ; examinez l'ensemble du patrimoine pour financer les dépenses et absorber une baisse mondiale.

Que peut-on détenir dans un PEA ?

Pour l'essentiel, des actions et titres assimilés de sociétés de l'Union européenne ou de l'EEE, et des fonds investis en permanence à plus de 75 % dans ces titres. Quelques exceptions prévues par la loi, comme certains fonds européens d'investissement à long terme (ELTIF), suivent leurs propres quotas ; aucune ne permet d'y détenir directement des options, de l'or ou des obligations.

La liste est fixée par l'article L221-31 du code monétaire et financier, que le BOFiP commente dans sa version du 26 octobre 2026. Service-public.fr le rappelle : « La liste des titres qui peuvent être inscrits dans le PEA est fixée par la loi. »

PlacementDans un PEA ?Ce qu'en disent les sources
Actions de sociétés de l'UE ou de l'EEEOuiSociété soumise à l'impôt sur les sociétés ou à un impôt équivalent (BOFiP)
Fonds et ETF investis à plus de 75 % en actions de l'UE ou de l'EEEOuiQuota à respecter « à tout moment » (BOFiP)
ETF MSCI World ou S&P 500 par swapOuiPanier d'actions européennes et contrat d'échange (document d'informations clés du fonds)
ETF monétaire par swapOui, s'il respecte le quotaExemple : iShares € Short Term Swap PEA, document du 9 octobre 2026
ETF inverse sur le CAC 40OuiExemple : Amundi CAC 40 Daily (-1x) Inverse, fiche du 31 juillet 2026
ObligationsNonExclues du PEA classique (AMF)
Options, vente à découvert, SRDNonAbsentes de la liste légale ; vente à découvert et SRD impossibles (AMF)
Or physique ou ETC sur l'orNonCe ne sont pas des actions de sociétés européennes
LiquiditésOuiLe compte en espèces « n'est pas rémunéré » (BOFiP)

Le plafond des versements est de 150 000 € pour un PEA classique, et de 20 000 € pour un majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents ; les gains ne comptent pas dans ce plafond. Un PEA classique et un PEA-PME-ETI peuvent se cumuler dans une limite de 225 000 € de versements au total (service-public.fr, vérifié le 22 mai 2026). Le PEA-PME-ETI accepte certaines obligations convertibles ou remboursables en actions de PME et d'ETI, mais pas les obligations d'État ni l'or.

Pourquoi un ETF MSCI World est-il éligible alors qu'il est surtout américain ?

Parce que le fonds détient des actions européennes et échange leur performance contre celle de l'indice mondial avec une banque, par un swap.

Le document d'informations clés de l'iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETF, daté du 9 avril 2026, l'écrit ainsi : le fonds « investira de manière continue 75 % de ses actifs directement dans des actions de sociétés dont le siège social est situé dans un État membre » ou de l'EEE. Le rendement suit celui du MSCI World ; le panier européen sert à respecter la règle du PEA.

Pour un investisseur, cela a deux conséquences. Le PEA donne accès aux actions mondiales : le MSCI World était investi à 72,8 % aux États-Unis au 30 octobre 2026 (fiche MSCI), une concentration qu'examine notre analyse de l'ETF S&P 500 face au MSCI World. Et un PEA rempli d'ETF World par swap reste un seul moteur de rendement : les actions mondiales. Le maintien de ces fonds dans le PEA a fait débat à l'été 2026, comme le rappelle notre guide du portefeuille de long terme.

Combien un PEA 100 % MSCI World a-t-il perdu dans les krachs passés ?

Investi au plus haut, il a perdu 53,4 % pendant la crise financière, 33,8 % pendant le Covid et 16,9 % pendant le choc d'inflation de 2022, en euros, dividendes nets réinvestis. Nous avons mesuré ces baisses sur les clôtures quotidiennes de l'indice MSCI World Net en euros publiées par MSCI, avant les frais du fonds qui le réplique.

Perte en euros d'un PEA 100 % MSCI World pour 100 000 € investis au sommet, en clôture quotidienne. Crise financière, juin 2007 à mars 2009 : −53 401 €. Covid, février à mars 2020 : −33 765 €. Choc d'inflation, janvier à juin 2022 : −16 850 €. Indice MSCI World dividendes nets réinvestis en euros, avant frais du fonds.

Pour 100 000 € au sommet : −53 401 € (15 juin 2007 au 9 mars 2009), −33 765 € (19 février au 23 mars 2020), −16 850 € (4 janvier au 20 juin 2022).

Source : calcul copio sur l'indice MSCI World Net EUR (code 990100) ; pertes et dates (CSV).

KrachPerte, clôtures quotidiennesPerte, fins de moisSommet retrouvéDurée depuis le sommet
Crise financière (2007-2009)−53,4 %−49,0 %28 février 20135 ans et 8 mois
Covid (2020)−33,8 %−19,8 %7 janvier 2021moins de 11 mois
Choc d'inflation (2022)−16,9 %−13,5 %14 septembre 20231 an et 8 mois

Les fins de mois masquent une partie de la chute : en 2020, le point bas du 23 mars a été en partie effacé dès le 31 mars. En 2022, la hausse du dollar a amorti la baisse pour un investisseur en euros : l'euro est passé de 1,1279 dollar le 4 janvier à 1,0517 dollar le 20 juin, selon les cours de référence de la BCE. Le parcours de quinze classes d'actifs dans ces mêmes crises est détaillé dans notre étude des krachs boursiers.

Les cinq ans du PEA ne garantissent pas de gain. En euros, 100 000 € placés sur le MSCI World fin janvier 2001 sont restés sous leur valeur de départ jusqu'en février 2013, soit douze ans (calcul copio sur les fins de mois de l'indice). Le délai de cinq ans protège l'avantage fiscal, pas le capital.

Que se passe-t-il si l'on retire de l'argent du PEA pendant un krach ?

Avant cinq ans, un retrait clôture en principe le plan ; après cinq ans, un retrait partiel est possible sans clôture. Le BOFiP détaille ces règles, issues de l'article L221-32 du code monétaire et financier.

  • Avant cinq ans : le gain net depuis l'ouverture est imposé à 12,8 %, ou au barème sur option, plus les prélèvements sociaux, selon service-public.fr (vérifié le 15 avril 2026). Pour les revenus de placement de 2026, ces prélèvements sont de 18,6 % dans le cas général (service-public.fr, vérifié le 30 juin 2026).
  • Les exceptions : un retrait lié au licenciement, à l'invalidité ou à la mise à la retraite anticipée du titulaire ou de son conjoint ne clôture pas le plan, mais le gain reste imposable. Un retrait réinvesti dans les trois mois dans une création ou une reprise d'entreprise est exonéré d'impôt sur le revenu, mais bloque ensuite tout nouveau versement.
  • Après cinq ans : les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu et restent soumis aux prélèvements sociaux ; le plan continue et peut recevoir de nouveaux versements.

Des taux historiques peuvent toutefois concerner certains gains ou versements antérieurs à 2018, comme le précise Service-public. Le teneur du plan doit confirmer le taux applicable à chaque fraction du gain.

Un retrait forcé pendant une baisse coûte donc plus que l'impôt. Si le plan affiche une perte, il n'y a pas de gain à imposer, mais la clôture fait perdre l'antériorité : la date d'ouverture d'un nouveau PEA est celle de son premier versement, et chacun ne peut détenir qu'un seul PEA classique. La somme retirée et dépensée ne participe plus à une éventuelle reprise ; une somme réinvestie ailleurs suit ensuite ce nouveau placement.

Vendre une ligne à l'intérieur du PEA n'est pas un retrait. Le produit de la vente est porté au crédit du compte espèces « en attendant le remploi des sommes » (service-public.fr), sans impôt. Le problème est ailleurs : ces liquidités ne rapportent rien.

Que coûtent les liquidités laissées dans un PEA ?

Elles coûtent tout le rendement auquel elles renoncent, car le compte en espèces d'un PEA bancaire « n'est pas rémunéré et ne peut pas présenter un solde débiteur » (BOFiP, § 40).

Nous avons calculé ce qu'aurait donné un PEA de 100 000 € investi fin décembre 2000 sur le MSCI World, avec 0 %, 10 % ou 20 % de liquidités, rééquilibré chaque mois jusqu'à fin octobre 2026. Nous avons aussi rémunéré ces liquidités au taux monétaire (EONIA jusqu'en septembre 2019, €STR ensuite, publiés par la BCE), pour approcher ce qu'aurait rapporté un placement monétaire, avant ses frais.

Valeur fin octobre 2026 de 100 000 € investis fin décembre 2000, répartition rééquilibrée chaque mois. 100 % MSCI World : 532 604 €. 90 % MSCI World, 10 % au taux monétaire : 477 878 €. 90 % MSCI World, 10 % de liquidités à 0 % : 461 061 €. 80 % MSCI World, 20 % au taux monétaire : 426 550 €. 80 % MSCI World, 20 % de liquidités à 0 % : 397 074 €. Scénario historique, pas une prévision.

Fin octobre 2026 : 532 604 € sans liquidités, 461 061 € avec 10 % de liquidités à 0 %, 397 074 € avec 20 %.

Source : calcul copio sur l'indice MSCI World Net EUR, l'EONIA et l'€STR de la BCE ; résultats des scénarios (CSV), trajectoires mensuelles (CSV).

Croissance annuelle composée et perte maximale en fins de mois, janvier 2001 à octobre 2026. 100 % MSCI World : 6,7 % par an, perte maximale −49,1 %. 90 % MSCI World et 10 % de liquidités à 0 % : 6,1 % par an, −45,3 %. 80 % MSCI World et 20 % de liquidités à 0 % : 5,5 % par an, −41,3 %. Scénario historique rééquilibré chaque mois, avant frais et impôts.

Croissance par an et perte maximale : 6,69 % et −49,1 % sans liquidités, 6,09 % et −45,3 % avec 10 %, 5,48 % et −41,3 % avec 20 %.

Source : calcul copio sur l'indice MSCI World Net EUR ; résultats des scénarios (CSV).

Trois enseignements se dégagent de ce scénario historique.

  • La protection est proportionnelle, le coût se compose. Dix pour cent de liquidités amortissent un peu moins de dix pour cent de la chute : la perte maximale recule de 3,8 points. Mais 0,6 point de croissance en moins chaque année, composé sur près de 26 ans, laisse 13,4 % de capital en moins à la fin.
  • Rémunérer les liquidités change peu sur cette période. Le taux monétaire a rapporté 1,39 % par an en moyenne, avec de longues années proches de zéro ou négatives : 10 % placés à ce taux finissent à 477 878 €, soit 16 817 € de plus qu'à 0 %, avant les frais d'un fonds.
  • Moins de volatilité n'est pas de la diversification. Les liquidités ne baissent pas pendant un krach, mais elles ne montent pas non plus : elles diluent le moteur actions au lieu d'en ajouter un autre.

Ce scénario rééquilibre chaque mois, donc rachète des actions après chaque baisse ; des liquidités laissées de côté sans rééquilibrage donneraient un autre résultat. Le choix de la période pèse aussi : de fin 2000 à fin 2012, même des liquidités à 0 % ont fait mieux que le MSCI World en euros, resté sous son niveau de départ.

Quels amortisseurs existent à l'intérieur du PEA ?

Trois, et aucun ne joue le rôle d'un put ou d'une obligation d'État.

  • Les liquidités. Elles ne baissent pas, ne rapportent rien et pèsent sur la croissance, comme le montre le calcul ci-dessus.
  • Un fonds monétaire éligible. Le document d'informations clés de l'iShares € Short Term Swap PEA UCITS ETF (IE000I4R3252), daté du 9 octobre 2026, vise le rendement d'un indice égal à l'€STR majoré de 0,085 %, via un swap, tout en détenant au moins 75 % d'actions éligibles. Il annonce 0,20 % de frais de gestion et 0,03 % de coûts de transaction par an, et une classe de risque de 1 sur 7.
  • Autre exemple monétaire. La fiche du FCP PEA Court Terme de Natixis décrit un objectif comparable, l'€STR diminué des frais courants. Leur rendement dépend du contrat d'échange et de la banque qui le fournit.
  • Un ETF inverse. L'Amundi CAC 40 Daily (-1x) Inverse UCITS ETF (FR0010591362) est éligible au PEA et vise l'inverse de la performance quotidienne du CAC 40. Sa fiche du 31 juillet 2026 prévient que sur plus d'un jour, sa performance « pourra même suivre une évolution de sens identique (et non inverse) ». Le fonds a perdu 85,15 % de son lancement, le 9 juin 2008, au 31 juillet 2026, et 6,92 % sur l'année 2020, malgré le krach du Covid.

Cet ETF vise l'inverse de la variation quotidienne du CAC 40. Sur plusieurs jours, les rendements composés, les frais et l'écart avec les actions détenues peuvent éloigner le résultat de la couverture recherchée. Sa fiche ne garantit donc pas la protection durable d'un portefeuille mondial. Ces exemples illustrent des mécanismes ; ils ne constituent pas une recommandation.

Diversifier les régions ou styles peut réduire certaines concentrations, mais ne garantit pas une protection contre une baisse mondiale des actions. Notre étude des mois de baisse montre que les grandes régions actions tombent ensemble quand le marché chute.

Que faut-il placer à côté du PEA pour se protéger ?

Les placements qui ont souvent suivi un autre moteur que les actions vivent hors du PEA.

  • Le compte-titres ordinaire peut accueillir « tous types de titres », dont les obligations, les warrants et les ETF, sans plafond, selon l'AMF (page du 16 décembre 2025). C'est là que se logent l'or, les obligations d'État ou des options put, mais revenus et plus-values y sont imposés. Notre analyse des puts montre qu'une couverture peut réduire une perte et laisser moins de capital à la fin.
  • L'assurance-vie offre le fonds en euros, dont le taux de revalorisation moyen a été de 2,63 % en 2025 pour les contrats individuels, net des prélèvements sur encours et avant prélèvements sociaux, selon l'ACPR. En 2026, ses prélèvements sociaux restent à 17,2 %, contre 18,6 % dans le cas général (service-public.fr).

Selon notre étude des corrélations par horizon, obligations d'État et or n'ont pas protégé dans toutes les crises : en 2022, les obligations ont baissé avec les actions. Évaluez chaque solution selon son rôle : financer une dépense, limiter la perte ou produire un gain pendant la baisse. Comparez ensuite la croissance du portefeuille complet après frais et impôts, y compris les années sans krach.

Ce que copio en conclut

La protection du PEA se décide à l'échelle du patrimoine et des dépenses à financer. Les liquidités du plan peuvent financer un achat après une baisse, mais elles ne sont pas rémunérées. Un ETF inverse vise un indice et une variation quotidienne précis ; il ne garantit pas la protection d'un portefeuille mondial pendant tout un krach. Le choix se juge sur la perte à absorber, l'argent disponible au bon moment et le coût après frais et impôts.

Trois vérifications pour votre PEA

  1. Reliez la date du PEA à vos besoins d'argent. Notez la date du premier versement et les dépenses prévues avant et après son cinquième anniversaire. Pour chacune, identifiez une ressource disponible et vérifiez les conséquences fiscales d'un éventuel retrait, y compris les exceptions à la clôture. Une vente à l'intérieur du plan et un retrait sont deux opérations différentes.
  2. Donnez un rôle et une échéance au compte espèces. Calculez sa part dans le PEA et distinguez l'argent en attente d'investissement de celui destiné à une dépense. Comparez l'absence de rémunération avec les frais, le risque et les conditions d'un fonds monétaire éligible, sans supposer que celui-ci garantit le capital. Fixez une date de réexamen plutôt que de laisser une poche d'attente devenir une allocation permanente par défaut.
  3. Testez la perte sur l'ensemble du patrimoine. Utilisez une chute de 53 % de la poche actions comme scénario sévère inspiré de 2008, puis calculez la perte en euros et les liquidités restantes hors du PEA. Ce n'est pas une prévision ni la reconstitution exacte de vos lignes. Si vous examinez une couverture, relevez l'indice, la devise, l'échéance ou la remise à zéro quotidienne, puis comparez son coût avec la perte qu'elle vise à réduire.

Le vérificateur de portefeuille permet d'examiner les fonds pris en charge. Copio fournit une analyse pédagogique et ne choisit pas d'allocation ni ne passe d'ordres à votre place.


Quelle suite donner à cette lecture ?

Pour examiner une répartition investie en actions, consultez l'analyse du PEA MSCI World. L'analyse World et monétaire sur compte-titres fournit un autre cas, hors PEA ; elle ne décrit pas le compte espèces non rémunéré du plan. Pour comprendre la concentration avant d'examiner la protection, lisez l'étude du S&P 500 ajouté au MSCI World. Le dossier allocation permet de choisir la suite selon votre question.

Méthodologie et sources

Sources vérifiées le 3 novembre 2026.

  • Règles du PEA : BOFiP, BOI-RPPM-RCM-40-50 (présentation, § 1 à 30), BOI-RPPM-RCM-40-50-20-20 du 26 octobre 2026 (compte en espèces § 40, emplois autorisés § 100 à 470) et BOI-RPPM-RCM-40-50-40 du 26 octobre 2026 (retraits, § 10 à 330). Les articles L221-30 à L221-32 du code monétaire et financier sont cités à travers le BOFiP, Légifrance n'ayant pas pu être consulté automatiquement.
  • Fiches pratiques : service-public.fr, plan d'épargne en actions (vérifié le 22 mai 2026), fiscalité du PEA (vérifié le 15 avril 2026) et prélèvements sociaux (vérifié le 30 juin 2026).
  • AMF : PEA : tout savoir sur le plan d'épargne en actions (page du 11 septembre 2019, titres exclus et vente à découvert, version imprimée p. 2) et le compte-titres ordinaire (page du 16 décembre 2025, version imprimée p. 2).
  • Fonds cités : documents d'informations clés BlackRock de l'iShares MSCI World Swap PEA (9 avril 2026) et de l'iShares € Short Term Swap PEA (9 octobre 2026), fiche mensuelle Amundi du 31 juillet 2026 (performances p. 1, enveloppe fiscale p. 2), fiche produit Natixis du FCP PEA Court Terme (octobre 2025).
  • Assurance-vie : ACPR, Analyses et synthèses n° 180, revalorisation 2025, chiffres clés p. 4.
  • Données de marché : niveaux quotidiens et de fin de mois de l'indice MSCI World Net Total Return en euros (code 990100) publiés par MSCI, de décembre 2000 au 2 novembre 2026 ; EONIA moyen mensuel, €STR quotidien et cours de référence euro-dollar de la BCE ; poids des États-Unis selon la fiche de l'indice MSCI World (USD) du 30 octobre 2026, vérifiée le 5 novembre 2026.

Nos calculs : pertes du plus haut au plus bas sur clôtures quotidiennes et sur fins de mois, dates de retour au sommet, valeur finale, croissance annuelle composée et perte maximale des scénarios avec liquidités, rééquilibrés chaque mois, avec un rendement monétaire mensuel égal au taux moyen du mois × jours / 360. Le script est scripts/blog-pea-krach.py ; les données téléchargeables sont listées sous chaque graphique.

Limites : l'indice ne déduit ni les frais d'un ETF, ni l'écart de suivi d'un swap, ni les frais de courtage ou de tenue du PEA, ni les impôts. L'historique commence fin 2000 et ne couvre pas le sommet de la bulle internet. Les scénarios sont historiques, rééquilibrés sans coût, et ne prévoient aucun rendement futur ; une autre période donnerait d'autres écarts. Les règles fiscales citées sont celles en vigueur au 3 novembre 2026 et peuvent changer avec la loi de finances.

Cet article est publié à titre informatif et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

FAQ

Peut-on acheter des options put dans un PEA ?

Non. L'article L221-31 du code monétaire et financier, commenté par le BOFiP, limite pour l'essentiel les emplois du PEA aux actions et titres assimilés de sociétés de l'Union européenne ou de l'EEE et aux fonds investis à plus de 75 % dans ces titres. Les options n'y figurent pas, et l'AMF précise que la vente à découvert et le SRD ne sont pas possibles dans un PEA. Un put s'achète donc hors du PEA, par exemple sur un compte-titres ordinaire.

Peut-on détenir de l'or dans un PEA ?

Non, ni physique ni sous forme d'ETC, car ce ne sont pas des actions de sociétés européennes, seules admises dans le PEA avec les fonds qui en sont investis à plus de 75 %. Des actions de sociétés européennes liées à l'or restent des actions, avec le risque des actions. L'or se détient hors du PEA, par exemple sur un compte-titres ordinaire.

Que se passe-t-il si je retire de l'argent de mon PEA avant 5 ans pendant un krach ?

En principe, le plan est clôturé, et le gain net depuis l'ouverture est imposé à 12,8 % plus les prélèvements sociaux (18,6 % dans le cas général pour 2026), selon service-public.fr. Sans gain, aucun impôt, mais le plan est clos ; un nouveau PEA relance le délai de 5 ans. Le licenciement, l'invalidité, la mise à la retraite anticipée et la création ou reprise d'entreprise font exception à la clôture. Vendre des titres à l'intérieur du PEA n'est pas un retrait : le produit reste sur le compte espèces.

Les liquidités d'un PEA rapportent-elles des intérêts ?

Non. Le BOFiP précise que le compte en espèces du PEA n'est pas rémunéré. Selon notre calcul, garder 10 % d'un PEA MSCI World en liquidités de fin 2000 à octobre 2026 aurait laissé 461 061 € au lieu de 532 604 € pour 100 000 € de départ, en réduisant la perte maximale de 49,1 % à 45,3 % seulement.

Existe-t-il des ETF monétaires éligibles au PEA ?

Oui, par réplication synthétique. Par exemple, le document d'informations clés de l'iShares € Short Term Swap PEA UCITS ETF (IE000I4R3252), daté du 9 octobre 2026, vise le rendement de l'€STR majoré de 0,085 % via un swap, pour 0,20 % de frais par an, tout en détenant au moins 75 % d'actions éligibles. Ce n'est pas une recommandation : vérifiez le document d'informations clés de chaque fonds.